<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://groupe.ritamitsouko.gayattitude.com/</link><title>Rita Mitsouko</title><description>Rita Mitsouko</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2008</dc:rights><dc:date>2008-11-29T08:46:02+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>[les-mysteres-de-l-oued] Noli me tangere</title><link>http://blog.les-mysteres-de-l-oued.gayattitude.com/20081116175312/noli-me-tangere/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.les-mysteres-de-l-oued.gayattitude.com/20081116175312/noli-me-tangere/</guid><description>               Des décennies durant j'ai été affecté d'un irrépressible besoin de contacter physiquement mes interlocuteurs, véritable manie dans le plus pur sens pathologique du terme qui me poussait obsessionnellement à vouloir porter la main sur l'autre à qui je m'adressais pour peu qu'une rencontre avait éveillé en moi le trouble d'une sympathie naissante.
Si mes proches s'en amusaient encore sans manquer toujours de me le reprocher, les autres, qui n'y étaient pas accoutumés, pouvaient réagir très négativement, vivement me rabrouer de la belle manière!
Les demoiselles, bien sous tous rapports, me signalaient leur objection tacite par un simple recul si nous étions debout ou le retrait du bras de l'accoudoir sur lequel il reposait encore avant que ma main ne s'y posât. Et, si, déjà un peu pris de boisson au cours de l'apéritif, je réitérais mes marques d'approche alors, sans plus de façon ni de gêne, mais sans s'offusquer non plus, elles détournaient de moi tête et attention.
Seules quelques vieilles personnes du même sexe se sont contentées de tapoter ma main ou mon avant-bras en ajoutant parfois à ce geste rassurant &quot; N'ayez crainte, mon ami...&quot;
        Depuis les hauts tabourets de bar, par contre, où je suis allé me jucher imprudemment et plus souvent qu'à mon tour, éprouvant assez vite une réelle difficulté à en descendre sobrement pour gagner les w-c, accoudé au comptoir, tisant ma mousse et tirant sur mon clope, du temps où cela était encore possible, la conversation entamée, autant que nous du reste, avec mon voisin du zinc allait s'animant de tournées offertes en pareilles rendues, de remettez-nous-la-même en celle-là-c'est-pour-moi. Après l'échange de grandes claques de mains, marques vigoureuses de satisfaction, je m'appuyais alors sur son épaule pour descendre du tabouret, tâtais la solidité de l'avant-bras pour m'y asseoir de nouveau, palpais la saillie du biceps et sa ferme rotondité pour appuyer mes arguments et à l'occasion d'une vanne, irrésistible ça va sans dire, j'appliquais mes mains sur le galbe puissant des cuisses enserrées  dans le coton moulant d'un jean délavé. Alors, parvenu jusque là sans encombre, un &quot; Attends! attends, reste tranquille! On a toute la nuit! &quot;venait réfréner mes tâtonnements inquiets.
Dans les bars borgnes ou interlopes où je me radassais en fin de parcours, j'étais plutôt favorablement accueilli par les clients qui y restaient encore puisque mon arrivée tardive en retardait d'autant l'instant redouté de la fermeture. Et là, sans vergogne, toute honte bue aussi, attoucheur comme moult pochtrons, c'étaient à de belles orgies de tâtements auxquelles je me livrais, hilare. Je découvrais que les légionnaires en rafolaient. Il arriva même qu'un pas de danse fût esquissé pour fêter ça!
     J'ai souvenir d'une tournée des grands ducs commencée dans un troquet aixois où j'avais l'heur de plaire au patron qui arborait une barbe splendide et quelques belles années aussi. Au baisser de rideau de son établissement, il convia une petite troupe de fidèles à le suivre dans un autre rade dont il avait connaissance et dont l'existence était semi-clandestine. Sous son égide, non seulement nous pûmes y pénétrer mais nous y fûmes ovationnés. Les verres, claqués les uns contre les autres à belle hauteur, répandaient leur mousse sur la sciure qui recouvrait le sol. Le patron, haut en couleur et qui s'en tenait une bonne, ne supporta bientôt plus qu'un verre demeurât vide. Le robinet coulait à flot dans le tumulte des rires exagérément sonores, des vannes grasses, des vociférations et des danses incertaines. Les claquements de mains accompagnaient une musique raïarde tandis que la joyeuse hardiesse des convives les engageait à défaire leur ceinture et découvrir leur cul parmi lesquels de fort beaux et tous également bruyamment embrassés de chacun. Quand la patronne elle-même se fut dépoitraillée du haut de son comptoir, il devint évident que chacun allait sacrifier à ce rite nouveau et sur l'autel encore qu'était devenu le comptoir! Seul pédé avéré de la soirée, j'y fus hissé à pleine poigne par de vigoureux fêtards mais, glissant sur la nappe mousseuse des bières renversées, c'est à quatre pattes que je me retrouvai le cul à l'air, fessé à qui mieux-mieux et tant et plus que les claques résonnantes qu'on lui assénait, m'arrachaient des cris de plaisir. Je crois devoir n'avoir pas été empalé par tous ces bougres, au mieux tour à tour, qu'à l'intervention de mon hôte qui souhaitait s'en réserver la faveur. Dominique, mon ami de ripaille entre autre, qui ne partageait pas mes goûts, me tira, non sans difficultés car je me sentais formidablement ragaillardi après ce vigoureux et sain traitement, d'une situation devenue un tantinet embarrassante.
    Mais dans les discothèques non spécialisées il en allait tout autrement.
Là, la clientèle était mixte et souvent même en raison de la gratuité qui leur était faite, la gent féminine sureprésentée. La concurrence masculine trop sévère,  plus question dès lors de s'offrir une petite déviation. &quot; OTE-TES-MAINS-DE-LA! &quot; m'enjoignait aussitôt une voix forte et grasse comme elle se module dans la tessiture du mâle marseillais. &quot; QU'EST-CE-QUI-ME-VEUT-CELUI-LA???  OH! TU-M'AS-PRIS-POUR-UN-PEDE!?!&quot;  &quot;VAS-T'EN-DE-LA-SI-TU-VEUX-PAS-T'EN-PRENDREHUNE!&quot;
A ce régime sec, je me devais de surveiller au mieux ma fâcheuse propension.
Je suivis la recommandation de ma mère du temps des boulangeries-confiseries : &quot; Attention! tu ne touches qu'avec les yeux! &quot;. Mais même ce toucher-là était par trop palpable. De plus, je ne pouvais, dans cette discothèque, rencontrer cet homme superbe, ce type maghrébin du beau ténébreux,  sans manquer de lui décocher de ces regards intenses, admiratids et profondément nïais. Il me parut que quelle que fût la salle où il se trouvait et où j'avais tôt fait de le repérer, il s'inquiétait de ma présence. Comme il ne quittait pas les lieux malgré la lourdeur excessive de ma vigilance, le poids accablant du regard porté sur lui,  j'en conclus à mon avantage qu'elle ne lui était pas indifférente. A part moi, je me promettais bien que, lorsque l'occasion se présenterait, je ne faillirais pas, je l'aborderais. Elle ne pouvait tarder car il était devenu récemment un familier des lieux. Mais, toujours une créature élancée, blonde le plus souvent, se tenait accrochée à son coude. L'approche se compliquait d'autant plus que, face au monolithisme du bel homme, mon trouble du tact se trouve décuplé atrocement, associé au vertige de ne savoir comment prendre prise sur pareille façade. Par quel mot-grappin en aborder l'escalade? Plus aucun ne me semblait fiable.
     L'audace me vint pourtant une nuit où, échauffé par les préliminaires d'une fête au cours de laquelle avait soufflé un vent d'hystérie, nous avions décidé de poursuivre les réjouissances dans cette boîte du Vieux-Port. Nous évoluions dans les caves de cet ancien arsenal des galères, passant d'une salle voûtée à une autre aux rythmes ici de soul, là de tehno, là encore de rock. Ou nous rassemblant dans la cave aux vins. Formidables mélanges au grè desquels je virevoltais, ou plus assurément tanguais, d'un dance-floor l'autre mais m'en retournant toujours à la salle rock où il se tenait, dominant d'une tête la horde festive. Elégant, posé, racé, sobre.
Quant à moi je me démenais, couvert de sueur, sur les accords du vieil Igy, ceux des frères Gallagher ou de Joy Division. S'il venait à sourire à sa compagne du soir, j'en souffrais si abominablement que j'en faisais tournoyer ma tête sur la musique de Zeppelin jusqu'au vertige, jusqu'à cogner contre la pierre salie et saillante des murs de la cave empuantie. Sous prétexte de m'abreuver au comptoir, je m'approchais chaque fois un peu plus de l'endroit où il se tenait, son oeil noir mesurant mon évolution. Tenant à la main un verre de nouveau vide, je m'en revenais au comptoir comme le phalère à la lampe, mais il avait disparu.
Me tenant aux murs et me cognant aux personnes, je le cherchais de toutes parts mais, partout repoussé, ne voyais plus d'issue à ma panique. Couvert des éclaboussures des bières bousculées dans ma course effrénée, ruisselant de sueur, l'oeil hagard, l'air hébété, je vis enfin, dans le long corridor bleuté de l'entrée, sa belle stature tout ensemble athlétique et raffinée qui posément revenait de l'extérieur où il avait respiré de nouveau.
Tout aussitôt je m'élançais au devant de lui, les mains étendues, la bouche ouverte. Je fus figé dans ma pose d'implorant par son bras levé devant moi, la paume ouverte, qui m'interdisait tout mouvement. Sa voix auguste prononça alors cet ordre imparable : &quot;Ne me touche pas.&quot;

Sacramentel, c'est en latin qu'il résonne encore à mes oreilles.</description><content:encoded><![CDATA[               Des décennies durant j'ai été affecté d'un irrépressible besoin de contacter physiquement mes interlocuteurs, véritable manie dans le plus pur sens pathologique du terme qui me poussait obsessionnellement à vouloir porter la main sur l'autre à qui je m'adressais pour peu qu'une rencontre avait éveillé en moi le trouble d'une sympathie naissante.<br />
Si mes proches s'en amusaient encore sans manquer toujours de me le reprocher, les autres, qui n'y étaient pas accoutumés, pouvaient réagir très négativement, vivement me rabrouer de la belle manière!<br />
Les demoiselles, bien sous tous rapports, me signalaient leur objection tacite par un simple recul si nous étions debout ou le retrait du bras de l'accoudoir sur lequel il reposait encore avant que ma main ne s'y posât. Et, si, déjà un peu pris de boisson au cours de l'apéritif, je réitérais mes marques d'approche alors, sans plus de façon ni de gêne, mais sans s'offusquer non plus, elles détournaient de moi tête et attention.<br />
Seules quelques vieilles personnes du même sexe se sont contentées de tapoter ma main ou mon avant-bras en ajoutant parfois à ce geste rassurant " N'ayez crainte, mon ami..."<br />
        Depuis les hauts tabourets de bar, par contre, où je suis allé me jucher imprudemment et plus souvent qu'à mon tour, éprouvant assez vite une réelle difficulté à en descendre sobrement pour gagner les w-c, accoudé au comptoir, tisant ma mousse et tirant sur mon clope, du temps où cela était encore possible, la conversation entamée, autant que nous du reste, avec mon voisin du zinc allait s'animant de tournées offertes en pareilles rendues, de remettez-nous-la-même en celle-là-c'est-pour-moi. Après l'échange de grandes claques de mains, marques vigoureuses de satisfaction, je m'appuyais alors sur son épaule pour descendre du tabouret, tâtais la solidité de l'avant-bras pour m'y asseoir de nouveau, palpais la saillie du biceps et sa ferme rotondité pour appuyer mes arguments et à l'occasion d'une vanne, irrésistible ça va sans dire, j'appliquais mes mains sur le galbe puissant des cuisses enserrées  dans le coton moulant d'un jean délavé. Alors, parvenu jusque là sans encombre, un " Attends! attends, reste tranquille! On a toute la nuit! "venait réfréner mes tâtonnements inquiets.<br />
Dans les bars borgnes ou interlopes où je me radassais en fin de parcours, j'étais plutôt favorablement accueilli par les clients qui y restaient encore puisque mon arrivée tardive en retardait d'autant l'instant redouté de la fermeture. Et là, sans vergogne, toute honte bue aussi, attoucheur comme moult pochtrons, c'étaient à de belles orgies de tâtements auxquelles je me livrais, hilare. Je découvrais que les légionnaires en rafolaient. Il arriva même qu'un pas de danse fût esquissé pour fêter ça!<br />
     J'ai souvenir d'une tournée des grands ducs commencée dans un troquet aixois où j'avais l'heur de plaire au patron qui arborait une barbe splendide et quelques belles années aussi. Au baisser de rideau de son établissement, il convia une petite troupe de fidèles à le suivre dans un autre rade dont il avait connaissance et dont l'existence était semi-clandestine. Sous son égide, non seulement nous pûmes y pénétrer mais nous y fûmes ovationnés. Les verres, claqués les uns contre les autres à belle hauteur, répandaient leur mousse sur la sciure qui recouvrait le sol. Le patron, haut en couleur et qui s'en tenait une bonne, ne supporta bientôt plus qu'un verre demeurât vide. Le robinet coulait à flot dans le tumulte des rires exagérément sonores, des vannes grasses, des vociférations et des danses incertaines. Les claquements de mains accompagnaient une musique raïarde tandis que la joyeuse hardiesse des convives les engageait à défaire leur ceinture et découvrir leur cul parmi lesquels de fort beaux et tous également bruyamment embrassés de chacun. Quand la patronne elle-même se fut dépoitraillée du haut de son comptoir, il devint évident que chacun allait sacrifier à ce rite nouveau et sur l'autel encore qu'était devenu le comptoir! Seul pédé avéré de la soirée, j'y fus hissé à pleine poigne par de vigoureux fêtards mais, glissant sur la nappe mousseuse des bières renversées, c'est à quatre pattes que je me retrouvai le cul à l'air, fessé à qui mieux-mieux et tant et plus que les claques résonnantes qu'on lui assénait, m'arrachaient des cris de plaisir. Je crois devoir n'avoir pas été empalé par tous ces bougres, au mieux tour à tour, qu'à l'intervention de mon hôte qui souhaitait s'en réserver la faveur. Dominique, mon ami de ripaille entre autre, qui ne partageait pas mes goûts, me tira, non sans difficultés car je me sentais formidablement ragaillardi après ce vigoureux et sain traitement, d'une situation devenue un tantinet embarrassante.<br />
    Mais dans les discothèques non spécialisées il en allait tout autrement.<br />
Là, la clientèle était mixte et souvent même en raison de la gratuité qui leur était faite, la gent féminine sureprésentée. La concurrence masculine trop sévère,  plus question dès lors de s'offrir une petite déviation. " OTE-TES-MAINS-DE-LA! " m'enjoignait aussitôt une voix forte et grasse comme elle se module dans la tessiture du mâle marseillais. " QU'EST-CE-QUI-ME-VEUT-CELUI-LA???  OH! TU-M'AS-PRIS-POUR-UN-PEDE!?!"  "VAS-T'EN-DE-LA-SI-TU-VEUX-PAS-T'EN-PRENDREHUNE!"<br />
A ce régime sec, je me devais de surveiller au mieux ma fâcheuse propension.<br />
Je suivis la recommandation de ma mère du temps des boulangeries-confiseries : " Attention! tu ne touches qu'avec les yeux! ". Mais même ce toucher-là était par trop palpable. De plus, je ne pouvais, dans cette discothèque, rencontrer cet homme superbe, ce type maghrébin du beau ténébreux,  sans manquer de lui décocher de ces regards intenses, admiratids et profondément nïais. Il me parut que quelle que fût la salle où il se trouvait et où j'avais tôt fait de le repérer, il s'inquiétait de ma présence. Comme il ne quittait pas les lieux malgré la lourdeur excessive de ma vigilance, le poids accablant du regard porté sur lui,  j'en conclus à mon avantage qu'elle ne lui était pas indifférente. A part moi, je me promettais bien que, lorsque l'occasion se présenterait, je ne faillirais pas, je l'aborderais. Elle ne pouvait tarder car il était devenu récemment un familier des lieux. Mais, toujours une créature élancée, blonde le plus souvent, se tenait accrochée à son coude. L'approche se compliquait d'autant plus que, face au monolithisme du bel homme, mon trouble du tact se trouve décuplé atrocement, associé au vertige de ne savoir comment prendre prise sur pareille façade. Par quel mot-grappin en aborder l'escalade? Plus aucun ne me semblait fiable.<br />
     L'audace me vint pourtant une nuit où, échauffé par les préliminaires d'une fête au cours de laquelle avait soufflé un vent d'hystérie, nous avions décidé de poursuivre les réjouissances dans cette boîte du Vieux-Port. Nous évoluions dans les caves de cet ancien arsenal des galères, passant d'une salle voûtée à une autre aux rythmes ici de soul, là de tehno, là encore de rock. Ou nous rassemblant dans la cave aux vins. Formidables mélanges au grè desquels je virevoltais, ou plus assurément tanguais, d'un dance-floor l'autre mais m'en retournant toujours à la salle rock où il se tenait, dominant d'une tête la horde festive. Elégant, posé, racé, sobre.<br />
Quant à moi je me démenais, couvert de sueur, sur les accords du vieil Igy, ceux des frères Gallagher ou de Joy Division. S'il venait à sourire à sa compagne du soir, j'en souffrais si abominablement que j'en faisais tournoyer ma tête sur la musique de Zeppelin jusqu'au vertige, jusqu'à cogner contre la pierre salie et saillante des murs de la cave empuantie. Sous prétexte de m'abreuver au comptoir, je m'approchais chaque fois un peu plus de l'endroit où il se tenait, son oeil noir mesurant mon évolution. Tenant à la main un verre de nouveau vide, je m'en revenais au comptoir comme le phalère à la lampe, mais il avait disparu.<br />
Me tenant aux murs et me cognant aux personnes, je le cherchais de toutes parts mais, partout repoussé, ne voyais plus d'issue à ma panique. Couvert des éclaboussures des bières bousculées dans ma course effrénée, ruisselant de sueur, l'oeil hagard, l'air hébété, je vis enfin, dans le long corridor bleuté de l'entrée, sa belle stature tout ensemble athlétique et raffinée qui posément revenait de l'extérieur où il avait respiré de nouveau.<br />
Tout aussitôt je m'élançais au devant de lui, les mains étendues, la bouche ouverte. Je fus figé dans ma pose d'implorant par son bras levé devant moi, la paume ouverte, qui m'interdisait tout mouvement. Sa voix auguste prononça alors cet ordre imparable : "Ne me touche pas."<br />
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Sacramentel, c'est en latin qu'il résonne encore à mes oreilles.]]></content:encoded><dc:creator>les-mysteres-de-l-oued</dc:creator><dc:date>2008-11-16T17:53:12+01:00</dc:date></item></channel></rss>